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« Se méfier des penseurs dont l’esprit ne fonctionne qu’à partir d’une citation. » (Emil Cioran)

Une nouvelle chiée de citations.

« Nous habitons un monde interprété par d’autres où il nous faut prendre place. » (Boris Cyrulnik)

« Les gens sans imagination ont besoin que les autres mènent une vie régulière. » (Boris Vian)

« Le désert est la seule chose qui ne puisse être détruite que par construction. » (Boris Vian)

« Un jour il y aura autre chose que le jour. » (Boris Vian)

« On se trouve toujours des excuses pour vivre. » (Boris Vian)

« La vie n’est qu’une longue perte de tout ce qu’on aime. » (Victor Hugo)

« Celui qui médite vit dans l’obscurité ; celui qui ne médite pas vit dans l’aveuglement. Nous n’avons que le choix du noir. » (Victor Hugo)

« Pourquoi serait-il plus difficile de mourir, c’est-à-dire de passer de la vie à la mort, que de naître, c’est-à-dire de passer de la mort à la vie ? » (Jules Renard)

« L’homme vraiment libre est celui qui sait refuser une invitation à dîner sans donner d’explications. » (Jules Renard)

« La peur de l’ennui est la seule excuse du travail. » (Jules Renard)

« Postillons : intempéries du langage. » (Jules Renard)

« C’est l’hiver, les arbres sont en bois. » (Jules Renard)

« La Tradition, c’est la personnalité des imbéciles. » (Jules Renard)

« Le métier d’un écrivain, c’est d’apprendre à écrire. » (Jules Renard)

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Dur comme du Gradur

Des lacets de chaussures, une bible de poche et un œuf. C’est ce qu’on m’a rendu ce matin dans un horrible sac plastique en me libérant du pénitentier de Lincent. Pas un sourire. Pas une poignée de main. Dehors, il faisait froid. Personne ne m’attendait. J’ai un peu pleuré puis je suis allé prendre un thé au café de la gare. Je n’ai pas touché au thé. Je n’aime pas le thé. Par la grande fenêtre embuée du bar, j’ai regardé les trains passer. J’ai observé les navetteurs pressés. Les amoureux qui se disputent. Ceux qui s’embrassent. J’ai vu un chat nager. Je ne savais pas que ça nageait, un chat. Enfin, on aurait plutôt dit un pinson. Et il ne nageait pas vraiment. Mais il faisait bien semblant. Je me sentais perdu. Mais ça ne m’angoissait pas vraiment. Je savais que tôt ou tard j’allais remettre le pied à l’étrier. Que tôt ou tard, je retrouverais le sourire. Que ce n’était qu’une question de temps. Le temps a passé. Des mois. Des semaines. Des jours. Sept heures. Et rien n’a bougé. Quand j’étais dans ma cellule, on ne me demandait que de vivre. De respirer. De manger. De boire. De regarder la télévision. De dormir. Dans la vraie prison, il faut travailler. Travailler pour travailler, sans jamais se demander pourquoi. Travailler plus et mieux que le voisin. Et s’en féliciter. Il faut être beau. Il faut être mince alors que la nourriture saine à bon prix est de plus en plus rare. Il faut porter de beaux vêtements. Il faut avoir une belle compagne. Il faut masquer ses émotions. Faire croire à l’autre que rien ne nous touche. Qu’on est heureux. Qu’on passe les plus belles vacances du monde. Il faut avoir de la conversation. De l’humour. Il faut savoir des choses. Toujours être au fait. Tout prendre avec détachement. Il faut se décoiffer pour saluer. À table, il faut manger avec le couteau à gauche et la fourchette à droite. Ou l’inverse, je sais plus. En toute circonstance, il ne faut pas se montrer faible. Il faut être fort. Mais moi, je ne suis pas fort. Je suis faible. Comme la plupart d’entre nous. Je suis moche. Comme un tas de merde obèse avec de longs cheveux dérangés plantés dessus. Je ne suis pas intelligent. Je ne sais même pas ce que c’est, l’intelligence. J’aime rire mais je peux pleurer. Des mois. Des semaines. Des jours. Sept heures. Je n’aime pas le travail. Ça me fatigue. Je ne veux pas sortir avec la plus belle femme du monde. Je veux passer des moments de qualité avec celle que j’aime. Je ne veux pas avoir une belle voiture. Je n’aime pas la voiture. Je ne veux pas être rassuré de voir à la télévision qu’il existe des gens encore plus cons que moi. Alors feignez le bonheur, soyez travailleurs, beaux, intelligents, mangez tous les animaux de la Terre, anéantissez toute végétation, polluez l’air, salissez tout ce qui est beau, démolissez tout ce que vous pouvez démolir avant de poser vos bagages sur une autre planète sur laquelle vous pourrez reprendre vos odieuseries mais moi, je retourne en taule. J’avais même pas fini ma sieste et demain, c’est le jour des pâtes.

La vie, c’est trop dur. Comme du Gradur.

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Tous augmentent

George Washington
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George H. W. Bush
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George W. Bush
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Maecenas dignissim in semper

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L’errance terrestre pour l’éternité

Oublions un instant, voulez-vous, les certitudes de notre époque et nourrissons-nous de quelqu’enseignement cosmique ! Ne vous êtes-vous jamais demandé ce qu’est le corps astral ?

Le corps astral est une entité spirituelle reliée au corps physique d’un individu vivant. Après la mort, le corps astral se détache du corps physique pour s’élever vers les couches supérieures à la stratosphère dans lesquelles il trouvera le repos éternel. Ce schéma ne s’applique qu’aux personnes ayant, de leur vivant, respecté scrupuleusement les recommandations talmudiques. Le corps astral du malheureux qui a baisé sa mère dans le cul et a volé des agrafeuses au bureau sera condamné à l’errance terrestre pour l’éternité.

Ce corps de lumière peut, cependant, s’échapper momentanément d’un corps physique toujours en activité. On constatera par exemple qu’en cas de conflit entre deux êtres, le corps astral de l’un peut, en fonction de la position des astres, se libérer temporairement et griffer le visage de l’autre jusqu’à ce qu’y apparaissent de grosses croûtes eczémateuses. Les acteurs du “show business” présentent pour la plupart des marques de violences physiques infligées par leurs groupies astraux. C’est la raison pour laquelle Brad Pitt a plein de mouches collées sur le visage. Il est conseillé vivement de se coiffer d’un gros chapeau tout dur pour empêcher le cors astral de malmener autrui. Si ce gros chapeau tout dur est percé, reprisez-le immédiatement avec du laiton ou du cuivre.

Le voyage astral conscient n’est indiqué que quand le mode vibratoire de la personne physique est un chat.

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Et pourtant elle est plate !

La Terre est plate. Elle ne s’appelle “Terre” que parce que nous l’avons nommée ainsi. Pourquoi l’appeler “Terre” alors qu’elle n’est principalement composée que d’eau et de safran ? Les enfants ne sont pas des enfants mais des petits adultes. Les nains ne sont pas nains, c’est nous qui sommes trop grands. Notre âge est défini par le nombre d’années qui nous séparent de la mort et non de la naissance. L’homosexualité n’est pas une mode du XXIe siècle mais une maladie inoculée aux coiffeurs et aux homosexuels dans le but de déconstruire, brique après brique, le modèle familial monoparental. Le 11 septembre n’a jamais existé. En effet, le mois de septembre 2001, année bissextile, ne comptait que dix jours, compte tenu du décalage horaire de l’heure d’été, calquée sur les fuseaux horaires israélo-palestiniens. Willy Demeyer n’est qu’une création de la CIA. William Superlative ne s’appelle pas William Superlative mais William Autmans. Alain Robert, le Spiderman français, n’a jamais escaladé quoi que ce soit. Même pas une chaise. Il n’est même jamais monté sur une balance. Sauf lors d’une visite médicale quand un gros infirmier l’avait menacé de lui couper les bras et aussi les jambes s’il ne montait pas sur la balance. Nos tortionnaires que l’on ne peut nommer sous peine d’être traduits en justice, membres de la communauté organisée, s’emploient jour et nuit à nous noyer toujours un peu plus dans un océan de mensonges peuplé de requins-marteaux, de poissons-chats, d’eau et de mensonges…

Ouvrons les yeux ! Instruisons-nous ! DEBOUT !

Mais d’abord je vais manger un bol de céréales. Enfin, ce sont les céréales que je vais manger et pas vraiment le bol. Sinon, j’aurais blindé des dents cassées et comme j’aurais blindé des dents cassées je ne pourrais plus que très difficilement manger des céréales à moins qu’elles aient baigné longtemps dans le lait et qu’elles soient devenues toutes ramollies et donc plus faciles à manger sans dents ou avec blindé des dents cassées.

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Révolution quantique

L’étudiant Hervé Julien me questionne régulièrement au sujet du criticisme kantien, mouvance philosophique qui consiste à remettre en question la thèse structuraliste. Je prends aujourd’hui le temps de rendre publique une synthèse des grandes idées dégagées lors de nos entretiens. Le structuralisme est, selon moi, la manière la plus pertinente d’aborder la question humaine. L’ethnologie est, globalement, une réflexion humaniste comparative. Néanmoins, cette idée n’est pas partagée par tous les acteurs de la sociologie contemporaine. La première difficulté est d’ordre terminologique. La seconde, d’ordre sémantique. En effet, l’ensemble des variations des non-lieux de la modernité pourrait se définir contre un univers pré-structuré par l’individualisme. Il n’en est rien. Le sens, autant que le mythe, ne peut être fabriqué. L’être en soi est inaccessible et ne peut être deviné que par l’analyse des phénomènes par l’entendement. La quête de la compréhension de l’Homme est alors divisée entre les jugements a priori et a posteriori et les jugements synthétiques et analytiques. Penser, c’est juger. Si l’on ne juge pas, on ne pense pas. En revanche, le passage du monde clos à l’épistémologie permet aux penseurs libertariens de s’inviter dans les débats politiques. L’essence de l’étude de la morale et de la moralité est donc à reconsidérer. Les concepts d’esthétique et d’universalité de l’esthétique fusionnent en une seule et même entité matérielle et spirituelle. Ce que l’on pourrait appeler le conservationnisme philosophique devient alors l’illustration sensible d’une vérité considérée comme indiscutable. C’est. Du. Je. Une augmentation de la pauvreté. Révolution quantique.

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Fin du Monde 2014 Belgique-Algérie

Lectrices,
Lecteurs,

Une fois n’est pas coutume ! C’est la question des risques technocratiques liés à l’évolution systématique des marchés transatlantiques vers le fédéralisme forcené que j’ai envie de poser aujourd’hui. C’est un sujet qui m’est cher. Je voudrais rappeler les raisons pour lesquelles je suis si attaché à la souveraineté nationale. Premièrement, la signature de ce fameux pacte de paix perpétuelle a accéléré le processus de modification du droit constitutionnel. On le sait, l’ensemble de nos institutions est parfaitement maintenu et il est du droit normal d’un parlement et d’un gouvernement que de renoncer au bénéfice d’une entité plus importante, en l’occurrence l’Europe. Cependant, la régularisation de l’arythmie diplomatique américaine constatée ces derniers mois s’aligne invariablement sur la même moyenne définie par les règles d’unanimité qui doivent s’appliquer de façon inconditionnelle. Ensuite, ce sentiment conservationniste exacerbé partagé par les négociateurs aveugle littéralement l’électeur. Le face à face est inévitable. Il est parfois très vif, avec un ton pointu. Néanmoins, il est incontournable. Je pense qu’il n’y a pas lieu de procéder à une exclusion générale. C’est, à mon sens, l’action intellectuelle qui est en danger. Ce qui est en cause, c’est l’incurie des pouvoirs politiques français. Le protectionnisme solidaire est, en conséquence, impossible. C’est une technique complexe bien connue qui requiert des aciers fins. Il est donc sans dire qu’aucun détenteur d’autorité n’a la moindre raison de dormir sur ses deux oreilles ! Je conclurai brièvement en affirmant haut et fort que ce qui compte aujourd’hui, c’est le projet de désacralisation du gotha mondial de la finance et de l’économie qui, on le sait, s’apprête à aller regarder le match au Café Littéraire Wallon à 18h tapantes en Outremeuse. 1,20€ la bière !

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